01 fév
2010

J’aime bien écouter de la musique, que ce soit n’importe quand et n’importe où. Je n’ai pas (pus) d’iPod ; le dernier a fini plié en deux dans une porte d’auto. J’ai bien une grosse bibliothèque iTunes, mais quand je suis ailleurs, au bureau disons, ma musique ne me suit pas.

Il y toutefois de bonnes alternatives sur le Web, suffit de trouver.

Ma référence, avec qui j’ai fait une bonne partie de mon cégep, c’était Deezer, mais maintenant que tout est bloqué partout… J’ai toutefois découvert un site excellent, encore meilleur : Grooveshark. C’est gratuit, il y a pas mal tout, on peut se faire des playlists et bien plus! Sinon, j’aime bien The Hype Machine. Il y a aussi Jamendo qui fait la promotion d’artistes indépendants et le téléchargement de leurs albums est gratuit.

L’industrie musicale doit se restructurer. Les sites du genre me permettent d’écouter la musique d’une nouvelle façon. Je n’ai plus a télécharger un album pour découvrir un artiste, je vais l’écouter directement en ligne. Après, je peux juger si l’artiste mérite que j’investisse ou non 15$ dans son CD pour le trimballer dans mon auto.

Il faut comprendre : un CD piraté n’égale pas la perte d’une vente pour l’artiste. Plusieurs CDs piratés terminent leur vie après une écoute, car le but était de découvrir l’artiste. Plusieurs CDs piratés aboutissent chez des gens qui qui n’auraient jamais dépensés pour ledit CD en magasin, faute d’argent ou de passion pour celui-ci.

Les sites de musique en ligne tirent le bon du piratage : ils permettent d’écouter un artiste, un album, sans devoir payer. Mais ils permettent encore plus : ils relient les albums que l’on aime à d’autres, ils affichent les artistes de l’heure … ils nous guident! Et vraiment, sans ça, je n’aurais pas connu de très bons groupes. Et vous savez quoi? J’ai acheté les CDs de la plupart de ces groupes, pour écouter un peu partout à ma guise et pour encourager les groupes que j’apprécie particulièrement.

Que les artistes cessent de pleurer qu’ils se font pirater et qu’ils commencent à faire de la bonne musique. Si c’est bon, le consommateur va acheter. Et pour ceux qui ont piraté votre CD sans l’acheter, et bien, c’est la vie. Oh, l’on m’informe que ce méchant pirate n’a pas acheté le CD, mais qu’il est allé voir l’un des shows dudit artiste, car ça, une performance live, ça ne se pirate pas!

2 commentaires pour le moment

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  1. Remarque que l’utilisation de ces sites n’est pas nécessairement du piratage. Sur Last.fm, par exemple, les artistes reçoivent une contribution (minimale, mais une contribution quand même) quand leurs chansons sont jouées.

    Je ne crois pas malgré tout qu’il faut prendre le piratage à la légère. Oui, on va voir le show de certains artistes, mais ces artistes méritent aussi l’argent de leurs ventes de disque. Les artistes sont déjà assez pauvre comme ça, il me semble. Il ne faut pas que notre vision soit déformée par la minorité des musiciens et artistes qui tirent un bon revenu de leur art. La plupart vivent en marge du seuil de la pauvreté (sinon en-dessous).

  2. En effet, nul de moi l’idée de vouloir banaliser le piratage. Je voulais simplement apporter un point de vue différent, car malgré ce que j’entends, il n’y a pas que du mal. Je pense à deux groupes en particulier, Metric et Agianst Me!, que j’ai découvert par le Web. L’écoute de leur CDs m’a plu, je suis donc allé les acheter.

    Je crois qu’il faut bonifier les services, comme Last.fm, qui contribuent à apporter des gains aux artistes. Je n’aurais aucun mal a payer un montant par mois pour faire rouler ce type de site tout en ayant la possibilité d’écouter ce que je veux, quand je veux.

    Le système va se réadapter, mais honnêtement, je n’ai aucune idées comment celui-ci sera dans quelques années.

    Ce que je prône : aller acheter ce que l’on aime, car oui, pour que les artistes vivent, il faut les payer quelque part. J’essaie d’acheter localement aussi, comme la très bonne série Alégracia d’un auteur québécois!