2009
Je ne pensais jamais dire ça, mais dimanche soir, j’ai écouté au complet le Banquier. Ouf, c’est dit. J’étais avec ma copine alors, on fait ce genre de trucs parfois. Et ce que j’ai vu m’a dérouté. Je ne veux pas parler du Banquier, mais pour commencer l’article, c’est excellent comme exemple, vous allez voir! (Et pour ceux qui veulent discuter du Banquier, Richard Therrien explique très bien le tout!)
L’émission de Quebecor (c’est de ça que je veux parler), avait un thème spécial : les académiciens de Star Académie (sous l’aile de Quebecor Media, bien oui!). Outre les académiciens, quand Julie appelle le fameux banquier, c’est un beau téléphone Vidéotron qu’elle utilise (onh!, Quebecor encore). Et les publicités télé, une sur deux, faisaient la promotion d’un produit Quebecor.
Est-ce juste moi, mais ça commence à être dangereux ce monopole de tous les canaux de diffusion?
On prend un produit : les académiciens. On les fait passer à la télé, on les invite à nos autres émissions pour qu’ils soient le plus vus possible et on les donne en interview. Ensuite, on parle de tout ça dans nos journaux (Le journal de Montréal, disons). Ah! et si l’on peut afficher notre service de télévision et d’internet (Vidéotron, mettons) ce serait encore mieux! Et puis on sature les ondes radio des sois-disant succès. Mais encore là, c’est pas assez. Alors, on fait la une des revues à potins avec nos nouvelles vedettes (7Jours, Star Système, Clin d’oeil, Cool!, etc.) et on les met sur internet (Canoe.ca). Faudrait aussi penser à faire la promotion de leurs disques dans nos magasins de musique (Archambault) et là, on risque de vendre, vendre beaucoup!
C’est gros, ça là.
Quand on a un produit, peu importe lequel, faut pas juste que celui-ci soit bon, même qu’à la limite, ça n’a pas trop d’importance (le Slap Shot). Quand t’es capable d’accabler tous les réseaux de l’information d’un coup, ton produit gagne en notoriété. Plus il est vu, mieux il est perçu, car s’il est partout, c’est nécessairement qu’il est bon (beau petit sophisme)!
Ensuite, suffit d’attendre les ventes, quoi.
Mais c’est ça, le gros problème. C’est que, d’une part, le système est quand même intelligent, mais d’une autre part, il est très, très dangereux. C’est un peu comme Google qui s’accapare toutes les technologies possibles. Ça a du bon, du très bon. Ça permet de faire circuler une information, un produit, vite vite et partout. Mais quand le produit n’est pas bon ou que l’information est erronée, falsifiée, tamisée, diluée, transformée et adaptée pour combler une vision ou un point de vu sur quoi que ce soit, c’est fou les ravages qu’un tel système peut créer.
Il faudrait simplement garder en tête que l’information que l’on reçoit, derrière elle il y des humains avec leurs idées et leurs idéaux. Plus vous pourrez diversifier vos sources, plus vous obtiendrez une idée d’ensemble générale. Mais quand c’est la même structure qui est derrière toutes vos sources, c’est raté!
» J’étais avec ma copine alors, on fait ce genre de trucs parfois » LOL
C’est toujours bon de se justifier dans ces moments là. Mais ce fut une expérience enrichissante (et épeurante).